L’exploitation minière par les entreprises chinoises à Mangi, en territoire de Banalia (province du de la Tshopo), pollue les eaux de la rivière Tele dont la consommation a affecté plus de 100 personnes, et causé au moins 13 morts disséminés dans une dizaine de villages. C’est le bilan encore provisoire livré par la société civile du Bas-Uele, d’où ces eaux tirent leur source.
Le président de l’Assemblée provinciale du Bas-Uele qui a également alerté sur les faits jeudi 06 juin, précise que ces 13 morts ont été enregistrées au cours du mois de mai dans les 12 villages riverains de cette rivière dans la province du Bas-Uele. Les personnes affectées souffrent des maladies hydriques (diarrhée aiguë), a indiqué Simon Toto.
Pour sa part, la société civile sollicite auprès des autorités et des personnes de bonne volonté une assistance aux victimes.
« Il y a plus des malades dans les centres de santé sans assistance. Je demande au gouvernement congolais ainsi qu’aux personnes de bonne volonté d’apporter leur assistance aux victimes qui développent la maladie diarrhéique mortelle. Nous avons effectué une descente sur place pour nous imprégner de l’ampleur de la situation. La situation est alarmante. Nous avons prélevé les échantillons envoyés à la zone de santé et le test a démontré que la rivière Tele est polluée. Cela est dû à l’exploitation artisanale par les sujets chinois. Malheureusement, cette rivière est consommée par la population », a indiqué Roger Dangu, coordonnateur de la société civile du Congo/Socico dans la province du Bas-Uele.
Signalons que l’Assemblée provinciale du Bas-Uele réfléchit avec les autorités de la province de la Tshopo. Au gouverneur, l’organe délibérant a proposé des mesures urgentes afin de juguler l’hécatombe. Parmi ces mesures, l’on peut citer la suspension des travaux d’exploitation minière en attendant des mesures plus efficaces et la prise en charge des victimes.
Josué Nsalanga