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Haut-Uele : plus de 400 chefs coutumiers reçoivent leur arrêté de reconnaissance

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Près de 420 autorités coutumières de la province du Haut-Uele sont officiellement reconnues par le gouvernement de la République. 41 chefs de chefferies et 379 chefs de groupements ont officiellement reçu leurs arrêtés de reconnaissance, lundi 24 mars 2025, des mains de Mwami Ndeze Katurebe, vice-ministre de l’Intérieur en charge des Affaires coutumières, en séjour à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele.

Cet événement a eu lieu lors d’une conférence sur la paix à Isiro en présence du gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, entouré de plusieurs personnalités, dont le vice-ministre de l’Éducation nationale, des élus nationaux et provinciaux, des notables venus de Kinshasa, des représentants des Assemblées provinciales de la Tshopo et du Bas-Uele, ainsi que des membres du gouvernement provincial, du comité de sécurité et de la société civile locale.

Dans son intervention, le ministre provincial des Affaires coutumières et de la Décentralisation, Xavier Mamboyi Bantu, a exhorté les chefs traditionnels à soutenir les actions des gouvernements national et provincial.

Il a insisté sur la nécessité d’éviter les conflits internes au sein des familles régnantes et de privilégier la cohésion pour le développement harmonieux des entités coutumières.

Le gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, a pour sa part, a appelé les autorités coutumières à faire preuve de responsabilité et à promouvoir la paix et l’unité au sein de leurs communautés.

« Cette reconnaissance des autorités coutumières est un pas vers la consolidation de la paix et du développement dans notre province. Les chefs traditionnels jouent un rôle clé dans l’unité de nos communautés et leur contribution est essentielle pour un avenir prospère », a déclaré le gouverneur du Haut-Uele.

De son côté, le vice-ministre de l’Intérieur chargé des Affaires coutumières a insisté sur le rôle des chefs traditionnels en tant que piliers de la cohésion sociale, surtout dans un contexte marqué par l’insécurité dans l’Est du pays.

S’exprimant au nom de ses pairs, sa majesté Milphie Karume, cheffe intérimaire de chefferie et vice-présidente de l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC) pour le Haut-Uele, a plaidé pour un appui institutionnel en leur faveur, aussi en termes de moyens logistiques et financiers pour permettre aux chefs de chefferies de mieux assumer leurs responsabilités, notamment en facilitant l’ouverture des routes de desserte agricole et en renforçant l’administration coutumière.

Josué Nsalanga

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