Cinq civils ont été tués dans une nouvelle attaque des présumés ADF lundi 9 novembre 2020 dans la localité Samboko-Chanichani, à une vingtaine de kilomètres de la cité d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, à la limite entre la province du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il s’agit des villages Bujimayi, Masekude et Limbeku.
En premier lieu, ce sont les corps sans vie de 3 femmes et un homme qui ont été découverts près de 2 maisons d’habitation incendiées. Les assaillants ont enlevé certaines autres personnes et pillé des animaux de la basse cour et d’autres biens de valeur, confirme le chef de la localité Samboko-Ituri, Paluku bin Bokito. Le cinquième corps a été découvert plus tard à Vuhira dans la même localité.
Un homme a été imputé de son bras quand il a tenté d’engager un combat avec les assaillants, confirment les rescapés. Ces assaillants ont opéré silencieusement et ont tiré un coup de balle avant de se retirer de ces villages.
Le chef bin Bokito déplore les effectifs réduits des militaires congolais dans cette entité, pourtant sous menaces des assaillants ADF. Pour cette dernière attaque, l’armée conjointement avec les éléments de la police basés dans la zone ont poursuivi l’ennemi et engagé des affrontements autour de 10 heures (heures locales) à Bujimayi. D’autres sources indiquent que même les ex-combattants Mai Mai basé dans un camp sur place auraient poursuivi les assaillants. C’est dans la vallée d’Ayabi où a éclaté un violent combat corps à corps entre les forces loyalistes et les assaillants y rencontrés.
Le chef de la localité Samboko-Ituri plaide pour le renforcement des effectifs des Fardc dans cette entité pour contraindre toutes les attaques des ADF qui rôdent encore dans cette zone.