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La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, fait face à une situation de carence en eau potable depuis près d’une semaine. Cette denrée de première nécessité se fait de plus en plus rare et les robinets sont secs.

Selon un constat fait ce jeudi 11 août 2022, les colporteurs à vélo et les femmes ménagères qui proposent de l’eau en bidon et en bassin ont fait grimpé le prix. Un bidon d’eau de 20 litres qui se vendait à 100 Fc ou 200 FC se vend à 1000 voire 1500 FC selon le quartier d’habitation. Tandis qu’un bassin d’eau qui se vendait à 300 voire 400 ou 500 FC passe à 2000 FC.

Cette situation amènent plusieurs femmes de ménage, filles et garçons à parcourir de longues distances à la recherche de l’eau potable.

Cette rareté d’eau potable pousse certaines personnes à faire recours aux eaux des rivières et des pluies, avec le risque de s’exposer aux maladies hydriques. Cette carence en eau intervient au moment où la ville de Mbuji-Mayi traverse une période de forte chaleur en cette saison sèche et connait la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché. Une mesurette de maïs communément appelée « meka » est passée de 2000 FC à 4000 FC depuis plus de deux semaines à Mbuji-Mayi. Une situation qui pèse sur plusieurs familles.

« Ça devient compliqué, nous achetons un bidon d’eau à 1500 FC ou un bassin d’eau à 2000 FC. Pour se laver, il nous faut dépenser environ 10 000 FC… il y a aussi le meka de maïs à 4000 FC, ça devient la mort donc il faut au moins 20 000 FC pour bien nourrir la famille », a déploré une ménagère.

Les sources de la Regideso attribuent la cause à l’entreprise Energie du Kasaï (Enerka) qui produit, commercialise et distribue l’énergie électrique qui a connu une panne sur les turbines du barrage hydroélectrique de Tshiala, une situation qui a plongé la ville de Mbuji-Mayi dans le noir.

JM Mpandanjila

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