Après Kinshasa, le Kongo Central, le Kasaï Oriental, le Haut-Katanga et le Lualaba, c’est au tour de la province de l’Equateur de confier ses jeunes au Service national.
149 jeunes ont été mis à la disposition du Service national par le gouverneur de province. Il s’agit de 50% des jeunes délinquants arrêtés par la police et 50% de volontaires déterminés à devenir des bâtisseurs de la nation.
Ils ont quitté Mbandaka lundi 17 juin 2024 pour Kaniama Kasese, sous la supervision du général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
La valorisation de la jeunesse par le président Félix Tshisekedi, à travers l’apprentissage de métier, la formation, l’instruction… au finish, une insertion et une réinsertion dans la société, lui valent un soutien total de la part de ces jeunes.
« Merci beaucoup papa Fatshi Béton pour la valeur que vous accordez à nous qui sommes méprisés et rejetés dans la société. Désormais, nous sommes très utiles pour la nation… », a déclaré un jeune délinquant qui décide de devenir utile à la société.
Avec ce transfert à Kaniama Kasese, une première pour l’espace Grand Équateur, le Service national poursuit avec sa politique de brassage.
« Quand ils arrivent à Kaniama Kasese, ils sont ensemble. Ils ne sont pas logés selon leur appartenance tribale ou leur provenance », a dit Jean-Pierre Kasongo Kabwik qui, au passage, a fait une mise au point dénonçant les discours politiciens visant à dénaturer le noble travail du Service national, notamment la lutte contre la délinquance juvénile. « C’est une lutte. On n’attend pas que les criminels viennent intégrer le Service national d’eux-mêmes. On les traque. En dehors des criminels et des jeunes délinquants, il y a des volontaires. Ici à l’Équateur, 50% sont des jeunes volontaires. Tout cela contredit ceux qui propagent des rumeurs selon lesquelles Kaniama Kasese est un mouroir. Ce sont des discours politiciens », a réagi le commandant du Service national qui invite d’autres provinces à embarquer dans le bateau Service national.
LM