Dans une interview accordée au média français Le Figaro, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, s’est dit déterminé à combattre les groupes armés locaux ou étrangers, opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr), un groupe armé fondé par des hutus ayant fui le Rwanda après avoir participé au génocide de 1994.
« Mais bien sûr : désarmement, démobilisation et réinsertion. C’est ce que prévoit le processus de Nairobi avec l’éradication de tous les groupes armés, locaux ou étrangers, opérant dans l’Est de la RDC. Le Fdlr est aujourd’hui une force résiduelle qui ne compte pas plus de 750 activistes et très peu d’anciens génocidaires. Le Fdlr ne pèse rien par rapport au M23 », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le président rwandais Paul Kagame accuse Kinshasa de soutenir les Fdlr. Des accusations que le gouvernement congolais a toujours rejeté, les qualifiants de « faux prétexte » pour justifier le soutien du Rwanda au M23. Le 1e mars dernier, les rebelles du M23 ont remis aux autorités rwandaises une quinzaine de combattants présentés comme des FDLR. Une mise en scène selon l’armée congolaise.
Djodjo