Plus de 8 400 déplacés internes, victimes de la guerre d’agression rwandaise dans le Sud-Kivu, se trouvent en situation de grande vulnérabilité à Lubutu, chef-lieu du territoire éponyme, dans la province du Maniema.
Selon la société civile locale, qui a rapporté l’information à la presse ce 3 avril 2025, ces déplacés lancent un appel urgent à une assistance humanitaire.
« Nous plaidons auprès des autorités provinciales et nationales ainsi qu’auprès des organisations humanitaires pour une assistance d’urgence en faveur de nombreux déplacés internes enregistrés à Lubutu. Notre plaidoyer se fonde sur un rapport élaboré par la zone de santé rurale de Lubutu et la société civile locale, et approuvé par l’administrateur du territoire. Ce rapport révèle que depuis l’occupation de Walikale-centre par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC en mars dernier, plus de 75 000 personnes, incluant les habitants locaux et des compatriotes fuyant l’occupation de leurs villages dans le Nord et le Sud-Kivu, vivent dans des conditions précaires », a déclaré Jean-Pierre Mumbere Mutoro, président de la société civile force vive du territoire de Lubutu.
La même source précise que cet afflux massif a commencé le 14 mars 2025, venant s’ajouter aux 8 000 déplacés déjà recensés dans le territoire depuis le début de l’année.
Face à cette situation, la société civile locale exhorte les autorités compétentes à prendre en charge les malades en danger dans cette partie nord de la province du Maniema.
Adjany Bingila